Vers la Spécialité de Médecine Vasculaire

L'angiologie, ou médecine vasculaire, est la discipline qui intervient dans la prévention, le diagnostic, le traitement et le suivi des affections vasculaires périphériques artérielles, veineuses, lymphatiques et de la microcirculation.

En 1999, le Livre Blanc "PROFESSION ANGIOLOGIE", audit externe de la profession, véritable état des lieux exhaustif de l'angiologie concluait sans ambiguïté : l'angiologie répond à un besoin de Santé Publique.

 

En 2000, la création d'un CNU de médecine vasculaire, reconnaît l'angiologie comme une spécialité hospitalo-universitaire.

 

Actuellement, les 1600 angiologues libéraux prennent en charge des affections fréquentes, lourdes et coûteuses, (insuffisance veineuse superficielle et profonde, ulcère de jambe, maladies thrombo-emboliques, artérite chronique oblitérante des membres inférieurs…).

 

Pratiquant à titre exclusif l'angiologie, leur mode exercice est identique à celui des spécialistes, avec notamment un plateau technique coûteux, et cependant ils sont contraints d'adhérer à la convention des généralistes qui est inadaptée et pénalisante pour eux et leurs patients.

 

L'exercice quotidien de la médecine vasculaire devient de plus en plus difficile : les règles d'exercice sont de plus en plus encadrées et de plus en plus spécifiques (convention généraliste, nomenclature, règlements administratifs…). La mise en place d'une FMC conventionnelle et d'une évaluation des pratiques professionnelles pour les généralistes est inadaptée à la médecine vasculaire. L'évolution des concepts médico-légaux est telle que  la notion de Spécialité devient indispensable pour la réalisation de certains gestes techniques.

 

La réforme de la nomenclature des actes techniques (C.C.A.M) accentue le malaise des angiologues avec entre autres la baisse des cotations des examens écho-doppler, la disparition injustifiée de certaines explorations, la suppression de la cotation du traitement des ulcères de jambes, lequel devient un simple acte infirmier…

 

Les angiologues, par leur mobilisation massive :

 

-         espèrent obtenir :

 

-         la révision de la réforme des actes techniques,

-         l'adaptation de la réforme des actes médicaux à leur pratique,

-         des espaces de liberté tarifaire pour certains actes, à défaut de l'accès au secteur II,

 

-         mais surtout, attendent des pouvoirs publics, la reconnaissance de leur spécialité.

L'absence de reconnaissance de leur spécificité d'exercice entraînera plus ou moins rapidement leur disparition pour de multiples raisons.

 

Il est urgent que soit pérennisé l'avenir d'une médecine vasculaire de qualité qui répond en tous points à un besoin de santé publique.

                                                                                                              Docteur Hubert YVORRA,  Président du SNMV